Samedi 3 juillet 2010 6 03 /07 /Juil /2010 18:10

Petit post pour vous raconter mes derniers jours en Inde.

 

Après les vacances, je suis revenue à Baxarah, où j’avais encore pas mal de travail pour les sponsors. J’ai cavalé d’un centre à l’autre par 40°  ou sous une pluie diluvienne, avec mon vélo tout pourri qui vire à droite et fait un bruit d’enfer ( au moins, on m’entend arriver dans les tournants).

 

Il y a eu beaucoup de passage ces derniers jours : une nouvelle volontaire qui vient pour 2 mois, les participants du camp d’été des MEP, Estelle redescendue de Jalpaiguri pour refaire son passeport et son Visa, Mathilde arrivéé qulques jours plus tard car elles partent le 4 juillet… Les pauvres chauffeurs d’HSP ont passé leurs journées à faire les trajets jusqu’à l’aéroport.

 

Quant à moi, j’ai eu droit à plein de cérémonies d’adieu et de cadeaux. A Baxarah a été organisée une fête comme je n’en avais jamais vue dans ce centre un peu isolée : il y eu un discours d’une didi, plein de danses, dont une des moyens boys déguisés en filles (… je ne sais pas où ils sont allés chercher les robes !), ils m’ont offert une carte signée par tous et surtout, un sari pour lequel ils se sont tous cotisés. J’ai aussi dit quelques mots, en bengali et anglais. Avant la fête, à laquelle se trouvaient aussi Estelle, Mathilde, Léa (la nouvelle volontaire), Tanguy et David (2 du camp MEP), des big girls sont venues me chercher pour m’emmener me changer : elles m’ont donc offert  à ce moment le sari, avec des bracelets assortis et des petites boucles d’oreilles, et m’ont coiffée avec une sorte de tresse africaine (sans casser le peigne, exploit !). Puis ont eu lieu les danses, et ensuite un grand repas de fête pour les 5 blancs (je pense qu’il n’y en avait jamais eu autant là-bas). Voilà pour mon centre. C’était très sympa et très touchant, ils sont trop gentils.J'ai mis quelques photos sur Picasa, mais elles sont souvent sombres.

Le midi, j’étais allée à EPN pour leur dire adieu, et j’ai eu droit à un chant et une remise de cadeau (un parapluie) de la part de l’école. Il a fallu que je fasse un petit discours (comme à chaque fois en fait), et que je sers la main de tous les enfants ou presque.

A Lalkuthi, pas de cérémonie, mais les didis m’ont offert un batik (un tissu peint à la cire, je ne connais pas la technique exacte, mais après avoir été peint, le tissu est plongé dans l’eau chaude et exposé au soleil).

Le mardi matin, veille de mon départ, cérémonie à l’école de Baxarah, avec chant et cadeau (un autre batik), à la crèche, où j’ai reçu un vase et une photo des enfants (je leur ai offert un petit train, j’aurais bien y voulu jouer avec eux, mais en Inde, on ne déballe pas le cadeau devant la personne qui vous l’a offert, je suis repartie avant même qu’il est ouvert mon paquet !), au tailoring center (école de couture) de l’école, où les filles m’ont offert un sac fait par elles.

Le soir, je devais aller dormir pour ma dernière nuit indienne à Ashaneer, le 4ème centre HSP d’Howrah, parce que c’est là que sont garées les ambulances et jeeps qui nous emmènent à la gare ou l’aéroport. J’ai donc du partir de Baxarah vers 17h30, après avoir dit au revoir à tout le monde une dernière fois. C’était bien triste, ils vont me manquer, tous.

A Ashaneer, nouvelle (et dernière) cérémonie d’adieu, avec chant, danse, discours, et cadeau (une nappe brodée, il y a un tailoring center ici aussi), et un très bon repas.

Estelle et Mathilde m’ont aussi offert un cadeau, 3 bracelets supers jolis. Elles aussi vont me manquer : Mathilde part pour 6mois au Cambodge pour une autre mission avec les MEP et Estelle  part quelques mois en Australie avant de revenir en Inde, pour du tourisme cette fois.

Voyage retour sans problème, une fois ma valise de 31,4 kg (oups, léger surpoids !) laissée aux bons soins des employés indiens. J’avais comme à l’aller une escale à Dubaï, aéroport de gros riches, surtout comparé à celui de Calcutta. Arrivée à Paris à 20h10 heure française, après un voyage de 14h pour 9000km environ. C’est le temps qu’on met pour aller en train de Calcutta à Jalpaiguri, situées à 600 km l’une de l’autre...

 

Voilà, fin d’une aventure bien sympathique, même si tout ne fut pas rose. Je ne suis pas sûre que l’Inde me manque, mais les gens de centres, ça oui (mes minis boutchs de la crèche !!!!).

Bien contente en tous cas de retrouver des températures supportables en France : les derniers jours, il faisait facilement 35 à 40° avec 98% d’humidité !

Alors, à bientôt en France !

 

Kintu abar ashbo !

Par Flo
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Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 13:01

Les vacances scolaires ont donc commencé le samedi 22 mai pour Baxarah (chaque école a ses propres dates, plus ou moins semblables selon les régions). Je suis allée le lundi matin à Lalkuthi, où Agnès Di, la didi avait qui je travaille, m’avait proposé de rester pour les vacances. J’étais bien contente d’y aller parce qu’à Baxarah, c’était vraiment glauque : il ne restait qu’une 12aine de filles, parmi les plus âgées, et les 3 semaines auraient été vraiment longues….

A Lalkuthi, j’ai travaillé un peu sur les cartes de vœux pour les sponsors (mais pas trop non plus, faut pas pousser !), j’ai lu, appris à jouer aux dames chinoises, dormi, bref, rien de bien palpitant mais ce fut néanmoins bien sympa.

 

Et le 30, début des VRAIES vacances ! Je suis partie dimanche après-midi pour Khajuraho, où je devais retrouver Estelle et Mathilde parties de Siliguri. A cause du retard du train, je n’y suis arrivée que vers 22h le lundi soir (je vous raconterai plus bas la ponctualité des trains et la facilité des déplacements en Inde…). Mardi, on avait prévu une balade à dos d’éléphant, mais visiblement, depuis quelques temps (très peu je pense), les éléphants sont protégés en Inde, et les promenades sont interdites. Déception !!!! Du coup, on est allé voir des chutes d’eau dans une réserve, où malgré le peu d’eau dû à la période de l’année (juste avant la mousson), le spectacle était très beau. On n’a pas vu non plus de crocodiles, mais des daims, des singes et des gazelles. Très sympa, ça doit être grandiose après la mousson, avec 2 chutes de 60 et 42m.

L’après midi et le lendemain, visite des temples jaïns (religion dérivée de l’hindouisme, mais on n’arrive pas savoir exactement  ce que c’est) situés en pleine ville. Il faisait une chaleur insupportable (50° environ°, mais c’est très beau, la pierre est sculptée comme de la dentelle (allez voir les photos).On a aussi commencé notre shopping cadeaux (avez-vous été sages ? sinon, je garde tout pour moi, héhéhéh !!!)

 

 Mardi soir, départ en train pour Agra. On devait arriver vers 2h30 du matin, l’hôtel prévenu devait nous attendre, mais quand on est arrivé (en retard, évidemment), il était fermé…. Heureusement, le conducteur du rickshaw a été réveillé le gérant d’un autre hôtel tout prêt (d’ailleurs mieux que celui où nous avions réservé), et on a pu poser nos sacs et prendre un douche avant de filer vers le Taj Mahal. D’après nos guides ( Lonely Planet et Guide du Routard), le elver de soleil sur le Taj est sublime. Mais pas de chance, pour cause de visite de VIP, le Taj était fermé de 8h à 11h. On a eu la poisse quasi tout le voyage, entre le retard des trains, les éléphants protégés, le sac à main d’Estelle volé ( adieu passeport, appareil photo, argent, I-Pod…..), le lever de soleil raté, la pluie (!) . Mais bon, c’était très sympa quand même. Bref, pas de Taj Mahal le matin (c’était bien la peine qu’on vienne à 6h !). On s’est baladé un peu, on a contourné le Taj à pied pour le voir sous toutes les faces, et on a finalement décidé d’aller d’abord voir le Fort Rouge, l’autre monument  à visiter d’Agra. C’est un ancien palais, constitué de peins de palais, de mosquées, de cours intérieures, de jardins. Très beau ! L’après midi, sieste et …le Taj Mahal !!! C’est magnifique ! Bon, il pleuvait à ce moment, un vrai déluge avec des rafales de vents qui nous emportaient sur le marbre glissant du Taj, mais ça s’est calmé assez vite. Pour ceux qui ne le sauraient pas, le Taj Mahal a été construit par un empereur comme mausolée pour son épouse préférée, Mumtaz Mahal. Le fils de cet empereur y a aussi enterré son père,  par soucis d’économie, détruisant au passage la parfaite symétrie du monument. Le gros monument blanc est donc le mausolée en lui-même, flanqué de 2 bâtiments en grès rouge. Celui de gauche est une mosquée, l’autre (qui n’est pas tourné vers la Mecque), sert juste pour l’effet visuel de symétrie. Bref, c’st de toute beauté, allez voir les phots, c’est plus parlant. On y est resté 2ou 3h (la visite en elle-même est assez rapide), pour voir ensuite défiler les visiteurs ( Indiens au turban rose fushia, Japonaises ayant rajoutées un sari par-dessus leurs habits…). On a aussi fait attraction, pleins d’Indiens voulant être photographiés avec nous. On aurait dû faire payer la photo, ça aurait remboursé le billet d’entrée (au tarif exorbitant de 750 roupies pour les étrangers, contre 20 pour les locaux….).

 

Le lendemain, départ pour le site de Fathepur Sikri, à 1h15 de bus (40km) d’Agra, site classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Là, on s’est contenté de visiter la mosquée et le mausolée, parce qu’il était déjà tard et qu’il faisait trop chaud pour tout voir (c’est très grand) , mais c’est très beau et bien sympa. Retour à Agra, d’où on a pris un train de nuit pour Bénarès.

 

Pour les 2 1éres nuit, on s’est offert un hôtel un peu classe avec piscine, ce qui était vraiment bien sympa. Même si on n’a pas pu en profiter autant qu’on aurait voulu parce qu’à chaque fois qu’on y est allé, il y avait une réception ou un cours de natation et qu’on a du en partir au bout d’1/2h. Toujours pas de chance. En plus, j’avais du manger un truc pas frais la veille, et entre la diarrhée et la chaleur, j’était bien déshydratée et pas très en forme. On est resté à l’hôtel samedi pour se reposer. Dimanche, balade dans le chowk (le souk) de la vielle ville, où on est alpagué tous les 2 pas par les démarcheurs. C’est très vite fatiguant. On a aussi visité le Golden Temple, temple le plus sacré du monde hindou, où tous les gens se marchent dessus pour arriver au lingam (le symbole de Shiva) et verser dessus du lait et des fleurs, ce que l’on a du faire aussi, pour avoir le droit de pénétrer dans l’enceinte (un peu comme si on demandait au gens qui veulent visiter une Eglise d’acheter un cierge avant de rentrer). Bref, malgré les singes et les gens hystériques, on est ressorti en vie mais ayant décidé que la partie « visite » du voyage était finie. Place à la fête ! On a réservé une chambre dans un hôtel au bord du Gange, bien plus pratique que le notre, situé à 3km du centre ville, et on est rentré profité un peu de la piscine (cours de natation, 15 gamin(e)s environ nageant comme des petits chiens et vidant la piscine au passage…).

Lundi, balade le long du Gange, visite d’un petit musée d’art indien dont le gérant nous a conduit à une fabrique de soie d’où nous sommes reparties chargées comme des mules et délestées d’un bon paquet de roupies, shopping en centre ville, et dîner dans une resto tenue par un Allemand (ça a été notre QG du séjour) où on trouve presque des vraies baguettes et de la nourriture européenne (du fromage !).

Mardi matin, lever à 5h30 pour une balade en barque sur le Gange au lever du soleil. C’est le moment où tous les hindous viennent s’y baigner pour les ablutions rituelles. On a déposé des petites bougies sur l’eau, dans des coupelles de feuilles de bananiers remplies de pétales de fleurs. Très joli ! La balade a duré 1 bonne heure, c’était très sympa. Puis, petit déjeuner et …shopping dans le chowk ! Fatiguant, à cause la chaleur, des odeurs et des gens qui ne vous lâchent pas jusqu’à ce que vous veniez dans leur boutique.

Le soir, on est retourné au bord du Gange pour la cérémonie du soir, au coucher du soleil. 6 jeunes brahmanes habillés en rose en argent offrent la lumière au Gange, avec toute une chorégraphie de torches, bougies et conques sur fond de chants sacrés.  J’ai du partir avant la fin à cause de mon train, mais Estelle et Mathilde qui ne repartaient que le lendemain sont chargées de tout me raconter.

 

Et nous en arrivons donc à la partie « train » de ce message.

Mon train pour venir le 1er jour n’allait pas jusqu’à Khajuraho, mais Mahoba où je devais prendre un bus (censé mettre ensuite 4h pour parcourir les 60 km entre les 2 villes). Mais pour cause de 4h de retard, je n’ai pas eu de bus direct : j’ai attendu 1h à Mahoba, fait 2h de trajet dans un 1er bus, atttendu encore 1h1/2  et mis 1h1/4 pour faire les derniers km. Bilan : 22H pour 900 ou 1000km.

Train Khajuraho-Agra : il est au départ de Khajuraho, mais malgré tout, on est parti avec plus d’1h de retard, après avoir vu la locomotive arriver sur le 3ème quai, le train attendant sur le 4ème d’être ramené sur le 1er… 10H de trajet pour moins de 400km.

Train Agra-Varanasi (autre nom de Bénarès) : départ à peu près à l’heure, mais on a pris du retard en route : 14H pour 500km environ.

Et maintenant, cerise sur le gâteau, mon train de retour, Bénarès-Howrah : censé partir à 21h20 le mardi soir pour arriver à 11h30 le lendemain, il a été retardé à peu près d’heure en heure. Quand je suis arrivé à la gare, j’ai pensé que le panneau d’affichage n’était pas à jour (ça arrive souvent), car mon train était indiqué à 7h10. J’ai attendu sur le quai de la gare, jusqu’à ce qu’une dame me dise que le train avait en fait 10h de retard. Pardon ??? Il était trop tard pour retourner à l’hôtel, je me suis posée sur un des sièges du quai, pour dormir, appuyée sur mes sacs. Mais au bout d’1/2h environ, j’ai ouvert les yeux et vu des rats énormes (genre Rémi dans Ratatouille) qui courait allègrement entre les sièges. J’ai donc pris mon courage à 2 mains pour battre en retraite dans une waiting room, salle réservée pour ce genre de situation,  que j’ai mis un moment à trouver. Il restait un place sur les bancs en pierre situé les long du mur, j’ai donc pu m’allonger, la tête sur mon petit sac et les pieds sur mon gros (il y a pleins de voleurs dans les gare, et des souris dans cette salle). Lever vers 5h, en bonne Indienne respectueuse du soleil, je pensais n’avoir plus que 2h d’attente. Mais ô surprise, le train était maintenant annoncé pour 9h20. J’ai rencontré dans la gare un homme qu’on avait déjà croisé à la gare d’Agra, qui m’a invité à boire un café. Il s’est avéré qu’il avait 23 ans et pas 30 comme je le pensais (il en a le gabarit), et qu’il s’il était fort gentil, il est vite devenu un peu lourd. Il a changé de train pour prendre le même que moi, sous prétexte que c’était plus facile à ce moment d’aller d’abord à Calcutta pour prendre un train pour Delhi et qu’y aller directement de Varanasi (regarder sur une carte….), et il racontait ma vie à tout le monde ensuite (le gars du café, les gens de la salle d’attende des étrangers…). Quant au train, après avoir été annoncé à 9h20, il est passé à 10h45, puis 12h45, puis 13h30, puis 14h15, puis 15h, pour finalement arriver à 16h20, avec tout simplement 19h de retard . J’en ai passé une bonne partie au Foreign Office, à engeuler les employés incapables de proposer des solutions (un autre train par exemple ?) et se fichant totalement de moi.

Quand le train a fini par arrivé, j’y suis monté et je me suis couché quasiment tout de suite (je n’avais dormi que 4 ou 5h la nuit précédente), ce qui m’a permis d’éviter de me rendre compte qu’on prenait encore du retard en s’arrêtant entre les gares et en roulant à 2 à l’heure, et de perdre Anil, mon chevalier servant qui espérait à l’arrivée trouver un hôtel près de mon centre pour dîner avec moi un de ces soirs.

On est arrivé, enfin, le lendemain vers 12h30, avec donc 25h de retard : 19 d’attente et 6 sur un trajet de 14 pour 650km. Autant vous dire que les trains en Inde, c’est fini pour moi. Heureusement que c’était mon dernier trajet prévu !!

 

Malgré ça, ces vacances furent très sympas, mais pas de tout repos. Je suis maintenant de retour à Baxarah, après avoir passé les 3 derniers jours à Lalkuthi. Et j’ai pas mal de boulot qui m’attend, à caser en 2 semaines, car je rentre dans 15 jours !!!!

A bientôt donc, sans écran interposé cette fois !

Par Flo
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /Mai /2010 13:16

Je vous disais la dernière fois

Que bien loin de mourir de froid,

Tout pour moi n’était que suées,

Soleil de plomb, quarante degrés.

(J’ai vu qu’il a neigé en France…)

 

Mais depuis bientôt une semaine,

Le soleil ne luit qu’avec peine,

Le ciel est constamment voilé,

Car chaque soir la pluie est tombée

Et le vent souffle avec violence.

 

Ainsi mourir déshydratée

Ne fait plus parti du programme.

Mais je risque de me noyer !

Vite, une bouée, sauvez mon âme !!

 

Pour de vrai, le temps a complètement changé depuis une semaine environ. C’est redevenu supportable, du moins du point de vue de la température : seulement 36° C lundi dernier à Calcutta, avec un ciel couvert, on transpirait à peine, j’imagine pas combien il faisait les jours d’avant, quand on dégoulinait au moindre geste ! Mais par contre, on a vu réapparaître … les moustiques ! Et on s’en passerait bien. Ils avaient insensiblement disparus depuis je ne sais même pas quand, mais ils reviennent gonflés à bloc. Enfin c’est quand même pas aussi pénible qu’en janvier/février.

 

A part ça, rien de bien palpitant à raconter : dans le désordre, j’ai été invitée au 25 ans de mariage d’un des responsables d’HSP, j’ai visité un temple dédié à Kali, une des déesses préférées des Indiens, vénérée sous plusieurs noms, Estelle et Léo sont partis pour Jalpaiguri (je suis donc seule à Howrah ), j’ai attrapé des poux et j’en ai profité pour me couper les cheveux (enfin je ne me suis pas non plus rasée la tête, j’ai juste 15 cm de moins), Estelle, Mathilde et moi avons nos billets de train pour nos vacances prévues début juin (et il ne fut pas de tout repos d’arriver à se mettre toutes d’accord sur le programme et les dates), j’ai pris environ 500 enfants en photos, une de mes sœurs s’est mariée et j’ai eu 4 mois (de vie en Inde).

 

Donc l’anniversaire de mariage : Elena Di est une des responsables d’HSP, la trésorière je crois. Il y a eu d’abord le dimanche le renouvellement de l’engagement du mariage, avec nouvel échange d’alliance, et le jour J, en l’occurrence le jeudi suivant, une fête toujours à l’église, mais au rez-de-chaussée, l’église en elle-même étant au 1er. La salle était décorée, il y avait 2 espèces de trônes qui ont servis pour la séance photos, un grand buffet avec serveurs et noms des plats indiqués sur un petit panneau devant chaque et un caméraman qui a fait un film de la soirée. J’y suis allée avec 2 autres didis de Baxarah, on s’est entassé à 3 dans le rickshaw, autant dire que même si le trajet n’a duré que 20 minutes maxi, il a semblé bien plus long, j’avais une fesse en dehors et j’ai du me cramponner d’une main au dossier, tout en tenant un pan de mon sari de l’autre pour éviter qu’il se prenne dans les roues du rickshaw et que finisse par terre. Pour la soirée, et bien, chacun arrive, va saluer les (vieux) mariés, puis mange et repart. Ce fut bref, mais intense, le temps de boire une boisson ignoble, de l’eau avec des épices et je ne sais pas quoi, qui a d’ailleurs finie dans un buisson, ni vue ni connue (enfin j’espère), de faire quelques photos avec les mariés, de retrouver Léo, Estelle et Mathilde, les autres volontaires présents à ce moment , de manger, plutôt bien d’ailleurs, il y avait même de la glace en dessert, le genre qu’on avait à la cantine petits, les petits pots avec cuillères en plastique ( ça existe encore !!), et puis, hop, à Créteil !, enfin, Baxarah plutôt, avec un retour dans les mêmes conditions que le 1er, j’étais légèrement crispée en arrivant. Mais c’était sympa.

Par contre, quand on a vu le film quelques jours après, quand Elena Di nous a invité chez elle pour dîner, on a du se retenir pour ne pas rigoler : les prises de vue sont inintéressantes au possibles, le caméraman ayant visiblement une préférence pour les gens en train de manger, qu’il se faisait une joie d’éblouir avec la lampe spéciale qu’il avait en main. On voit même ses pieds à un moment, il n’a pas coupé ce passage. Il a intercalé de temps en temps des vues de montagne, de champs fleuris et de forêt sans aucun rapport avec le sujet, et l’image est encadrée par une bordure kitschissime, comme si c’était un cadre. C’est l’indian style, que voulez vous !

 

 

A part ça, on est allé visiter le temple de Kali, très célèbre à Calcutta. Un prêtre nous a fait faire une visite guidée. Le temple en lui-même est absolument sans intérêt, on n’y voit même pas de statue de Kali, mais c’est l’un des plus fréquenté de la ville. Il y a tous les matins des sacrifices de chèvres (heureusement, on est venu l’après-midi, mais l’odeur est tenace) et des processions. L’intérêt réside dans un arbre sacré, recouvert de cailloux attachés à l’arbre par une ficelle par des couples désirant avoir un enfant, et où un prêtre a longuement prié pour moi (il m’avait demandé mon nom), puis pour ma famille (il n’a pas su cette fois répété mon nom de famille !). Si vous êtes parents dans les prochains mois, c’est pas de ma faute !

 

J’ai aussi failli assister à un match de hockey de l’équipe des filles du foyer, mais l’équipe adverse n’est pas venue. C’était bien la peine de se taper le trajet à Calcutta par 36° à l’ombre !!!

 

2 autres volontaires MEP de Thaïlande sont venue passées quelques jours de vacances à Calcutta, elles sont venues visiter nos centres, c’était très sympas de le revoir (je les avais rencontrées à la semaine de formation en octobre). Avec elles, on a visité les Victoria Mémorial, grand bâtiment de marbre blanc construit en hommage à la reine Victoria. Les jardins sont superbes.

On est aussi allé une fois visiter le quartier de Calcutta où sont fabriquées les statues, allez voir les photos, c’est super !

 

Au fait, voici plusieurs petits détails amusants (ou pas) sur le mode de vie indien  et à la vie à Baxarah : 

-         quand ils comptent sur leurs doigts, ils comptent sur leurs phalanges, ce qui fait qu’avec une seule main, ils peuvent aller jusqu’à 14. Qui dit mieux ?

-         on a l’habitude en France de tourner dans le sens des aiguilles d’une montre quand on compte quelque chose par exemple, eux vont en sens inverse

-         pendant le Carême, on faisait le chemin de Croix tous les vendredis soirs, mais pour le mois de mai (mois de Marie), c’est chapelet tous les soirs. C’est marrant de voir des petites musulmanes (elles ne portent pas le voile, mais quand même) tenir leur chapelet avec fierté !

-         quand on est invité à dîner chez des gens, il faut s’attendre à ce qu’ils vous regardent manger et vous servent, mais eux même ne toucheront à rien avant votre départ. C’est un peu gênant, mais ça oblige à ne pas rester trop longtemps !

 

Depuis que je suis la seule volontaire à Howrah, les différents centres se battent presque pour me garder. Mais je n’ai pas du tout envie de partir de Baxarah, où je m’entends très bien avec tout le monde. C’est ça la célébrité ! Juste pour les vacances, qui commencent dans 3 semaines, j’irais à Lalkuthi, d’abord parce qu’il n’y aura quasiment plus personne à Bax. , et aussi pour pouvoir travailler tranquillement avec Agnès Di.

 

D’ici là, un visiteur des MEP va venir pour rencontrer les responsables d’HSP et tous les volontaires d’Inde, afin de mieux définir nos missions, et de voir, au moins pour HSP, quel est le profil de volontaire qu’ils attendent et qu’il sera approprié de leur envoyer maintenant qu’on ne peut plus rester que 6 mois. Il va rester 3 jours à Howrah, je vais probablement lui servir de guide, ça va être sympa.

 

J’avoue qu’en fait tout changement est le bienvenu en ce moment, je commence à trouver le temps un peu long, encore que je suis toujours bien occupée avec les listings d’enfants sponsorisés. Mais j’en étais arrivée à la fin des photos, il ne manque plus que quelques absents, je devais chaque jour faire le tour des classes en espérant leur retour, c’était pas très palpitant. Heureusement, Agnès m’a redonné pas mal de boulot. Par contre, du coup, je pense que je n’aurais jamais le temps d’accompagner le groupe de didis dans les bidonvilles, mais en même temps je n’y suis pas très utile, j’étais plutôt une charge pour elles : il fallait me chercher, me ramener, et elles s’inquiètent toujours pour nous (il y a une fille qui m’a jeté un caillou, une fois). Donc bon tant pis, mais on sait jamais, peut-être que j’aurais quand même l’occasion d’y retourner.

 

Depuis que j’ai commencé cet article (3 jours à peu près), le temps a de nouveau changé : finie la pluie, revoilà le soleil et la chaleur, mais ça reste supportable (pour le moment…). Par contre, les moustiques n’ont pas disparus, l’un deux a même passé la nuit avec moi sous ma moustiquaire, et je m’en serai bien passé !

 

Sinon, je fais aussi un peu de danse avec les filles, elles ont un cours chaque semaine, c’est sympa, même si je ne suis pas très douée. Mais elles sont trop gentilles, elles me disent toujours que c’est bien, c’est même un peu gênant parfois, elles vont jusqu’à m’applaudir. Je, votre bien-aimée Queen Florence…

 

Bon trêve de plaisanterie, je m’en vais affronter la fournaise extérieure pour tenter de poster ce message. J’avais d’autres trucs à raconter, mais j’ai oublié quoi, ça ne devait pas être très intéressant.

 

Poré dékha hobé !

 

 

 

 

 

 

 

Par Flo
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Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 12:58

Comme j’ai du vous le dire la dernière fois, j’ai passé la Semaine Sainte à Bangalore, au séminaire Saint Peter, où se trouvent 2 Prêtres des MEP qui y organisaient une retraite pour tous les volontaires MEP d’Inde.

Léo, Estelle et moi sommes donc partis d’Howrah le soir du dimanche des Rameaux, pour un voyage de 35h en train. On était en 1ère classe, avec air conditionné et  rideau séparant les couchettes du couloir, tout s’est donc très  passé. Enfin, mise à part les enfants mal élevés et bruyants juste en face de nous, qui jouent à la game boy et écoutent de la musique tout haut dès 7h du mat, enfants de militaire (un lt-colonel, comme on a pu le constater à l’arrivée où les attendaient une escorte avec petit panneau d’accueil (c’est-y-pas mignon !)), le lt-colonel en question et sa femme n’ayant pas levé le petit doigt pour faire taire leur insupportables gamins. Ce sont les joies du voyage… A propos, j’ai découvert les œufs Kinder indiens (remarquez, ça existe peut-être aussi en France sous cette forme). Je vous laisse les découvrir sur les photos que je mettrais dès que possible !

 

Arrivés à Bangalore, nous avons été complètement dépaysés. La ville est super développée, c’est la Silicon Valley de l’Inde (dixit les Pères MEP), on se croirait en effet au USA, avec des grandes rues par trop encombrés de voitures ou d’ordures, des petits pavillons très classe, des feux de circulation, bref rien de ce qu’on peut voir à Calcutta. Bon, c’est vrai aussi que le séminaire est situé dans un quartier chic (quand ils se sont installés là il y a plus de 100 ans, c’était la forêt. Ca fait un peu comme à Paris où il y a 350 ans, ils ont acheté pour 3 fois rien un terrain un peu en dehors de la ville, en face d’un cimetière pour lépreux, qui est maintenant en plein  15ème arrondissement. Ils sont forts, ces Pères MEP !). Et le séminaire lui-même est magnifique, il y un très beau bâtiment très européen, avec un parc rempli de petits écureuils.

Bref, on s’est donc retrouvé à 16 volontaires, dont une bonne partie que j’avais déjà rencontré à Paris au moment de la session de formation. Très bonne ambiance !

 

On est arrivé mardi matin, mais la retraite ne commençait que le mercredi, on a donc eu le temps, avec ceux qui était déjà là, de visiter le Botanical Garden et un temple hindou assez spectaculaire (photos interdites, désolé, vous ne pourrez que l’imaginer), de 3 ou 4 étages, avec un circuit pour monter, en zigzagant entre tous les salles de prières, et un pour redescendre, passant astucieusement, lui, entre des dizaines de boutiques de statues,  livres et nourriture. Sur un lieu de culte ! Bravo !

 

La retraite a commencé par un apéro (quelle bonne idée), et s’est continuée par des topos et des temps de silence vraiment sympas ; l’Inde est un pays hyper peuplé et hyper bruyant (d’autant plus que j’habite dans une école…), c’était vraiment sympa de pouvoir se poser un peu dans le parc avec le seul bruit des oiseaux (enfin presque, parce que la voie de chemin de fer passe juste derrière, et puis les oiseaux sont principalement de gros corbeaux, donc question « beauté du chant », on fait mieux, mais quand même, c’était très bien).

On a eu une partie des offices entre nous, donc en français (ô joie), mais pour le Vendredi Saint et la Veillée Pascale, on est allé dans la paroisse qui dépend du séminaire (cérémonies en anglais). Nous avons eu droit à des chants de toute beauté  (dur de ne pas rigolé, mais ça fait mauvais genre le Vendredi Saint, et le Samedi aussi d’ailleurs, pendant la Messe !!) et pour le samedi, à une coupure d’électricité (Jésus Lumière du monde !) et à une attaque à coup de cailloux (qui n’ont touchés personne) par des gens visiblement d’une autre religion (la Messe avait lieu à l’extérieur). Tous les hommes de l’assemblée ou presque se sont levés, près au combat, enfin c’est ce qu’on m’a dit, perso j’ai rien vu, j’ai cru que le bruit était du à une chaise renversée, donc je ne me suis pas retournée.

Le Dimanche, Messe au séminaire avec quelques expatriés (français) et leurs enfants. Un des couples est resté déjeuner, ils avaient apporté du vin, des gâteaux et du chocolat ! Quelle bonne idée ! En plus, ils étaient sympas !

 

Le lundi, on s’est baladé un peu dans Bangalore pour faire du shopping avec ceux qui restaient, c’est hallucinant le nombre de grands magasins genre Lévis ou Benetton qu’on peut trouver, on se croirait à New York (enfin, pour ce que je peux connaître de NY par photos). Mais du coup, il n’y a pas vraiment d’artisanat local, c’est dommage.

 

Départ pour Calcutta le lundi soir, toujours en train, toujours pour 35h, mais plus en 1ère classe : adieu rideaux, compartiment à 4 (c’est 6 en Sleeper Class), et surtout, adieu clim ! remplacée par 3 ventilo au plafond qu’on ne peut pas orienter comme on veut. Mais au moins, les fenêtres s’ouvrent. Bref, ce fut moins drôle qu’aller. Le fait de retourner dans nos missions respectives, après une semaine passée entre Français dans une région plus proche de ce qu’on connaît n’a été super facile non plus. Mais une fois qu’on y est, on est super content (et quand je suis content….)

 

Ce qui est plus dur peut-être, c’est qu’étrangement, le climat est plus sympa dans le Sud, il a fait moins chaud à Bangalore que ça n’est le cas à Calcutta. Ici, on transpire à grosses gouttes même sans bouger et sans avoir l’impression en fait d’avoir trop chaud. C’est très étrange (et plutôt relou). Même les Indiens disent qu’ils ont trop chaud (mais ils ne transpirent pas autant que nous). Bref, il faut déjà commencer à limiter les déplacements, au moins de 10 à 16h.

 

Ici, j’ai donc repris le travail à propos des sponsors, je vais devoir prendre en photos à peu près 700 enfants pour préparer les cartes de vœux de l’année prochaine. Rien ne sert de courir, il faut partir à temps ! Mes journées vont donc être bien occupées, surtout que les vacances d’été sont dans 5 semaines environ, du 22 mai au 15 juin, et que je rentre en France le 30. Je me propose donc de glisser habilement aux MEP une allusions au fait qu’il n’y aura plus de volontaire à HSP à cette date et qu’une personne sachant se servir d’Excel et d’un appareil photo serait sûrement très bien accueillie !

 

Sur ce, je vous laisse, je dois aller à Ashaneer demander des renseignements pour refaire la plaquette de présentation d’HSP (et accessoirement poster ce message, si Internet marche)

 

Donc à bientôt, et encore une fois, Joyeuse Pâques !

Par Flo
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 12:28

Tout d’abord , le training : j’avais donc 2 interventions à faire, sur les enfants IMC et en anglais, 2 sujets que je ne maîtrise pas du tout. Mais grâce à Internet (vive le progrès !) et à la traduction simultanée en bengali de Daliya  Di, qui organisait le training, ça s’est plutôt bien passé. Certains m’ont même dit qu’ils avaient appris des choses. Et récompense suprême, Daliya m’a serrée dans ses bras à la fin de la journée. Les autres étaient jaloux, ils n’y ont pas eu droit. En tous cas, ça a été intéressant, même si on ne comprenait pas toujours, quand c’était en bengali. Et au final, nous les volontaires ne sommes restés que pour les 3 jours de théorie (ceux où on parlait), les 3 jours suivant (de la pratique, ce qui ne nous concerne pas), on s’est baladé à droite à gauche. Mais surtout, on est allé (nous les filles) à un mariage !!!

 

Bon en fait, c’était le 2 jour du mariage (bouddhiste) , donc on n’a pas assisté à toutes les cérémonies, mais c’était bien sympa quand même. C’était le mariage de gens du village, d’où le fait qu’on ai pu gentiment s’incruster (après avoir quand même demandé, par l’intermédiaire de Daliya, qui nous avait elle-même proposé d’y aller). Les didis nous ont prêtées des sarees, les filles du centre nous ont (sur-)maquillées, et nous voilà donc, Estelle, Mathilde et moi, accompagnée seulemtn du mari de Daliya, de son fils de 14 ans et de 2 autres dadas du centre, en route pour le mariage, qui avait lieu dans un « village » construit pour l’occasion, à 5 minutes du centre.

Ce « village » est en fait une enfilade de pièces et de couloirs, le tout en bambou recouvert de tissu pour faire les murs et le toit. C’est un vrai labyrinthe ! Quand on est arrivés, tout le monde s’est retourné pour nous regarder, et ça a duré tout le temps que l’on est resté, ce qui était plutôt gênant, parce qu’on avait l’impression de piquer la vedette à la mariée. Celle-ci est restée assise sur une estrade à peu près tout le temps, entourée de sa famille. Quand on arrive, on doit la saluer et lui offrir un cadeau. Je crois qu’elle n’a pas le droit de sourire (en tous cas elle a tiré la tronche toute la soirée, pas une photo sur laquelle elle sourit), pour montrer qu’elle est triste de quitter sa famille (fille indigne, qui refuse d’assister tes parents dans leurs vieux jours, alors que tu nous doit tout !! ). Le mari, lui était au petits soins pour nous (autre source de gêne, il n’est pas sensé être avec la mariée ? Peut-être pas ici en fait), il était très sympa.  Après avoir salué (si l’on peut dire) la mariée, on va s’asseoir sur des chaises ( de jardin en plastique rouge) situées dans la salle devant l’estrade de la mariée, et on attend l’heure du repas. Celui se passe en plusieurs services, parce que la salle-à-manger n’est pas très grande. On est donc prié de ne pas trop s’attarder. Les tables ont pour nappes du papier journal, les assiettes sont en carton (argenté s’il vous plaît), et les verres sont des gobelets en plastique. On a mangé du riz (« un repas sans riz n’est pas un vrai repas », proverbe indien qui doit sûrement exister quelque part), du chutney (sauce  tomate un peu sucrée, genre Ketchup mais naturel, c’est au menu de tous les repas de fête), du poisson, des légumes, et en dessert du yaourt au caramel ( enfin je crois, en tous cas le yaourt ici n’est pas tout à fait comme celui qu’on trouve en France, je pense que c’est plus naturel, ça fait un peu « lait caillé », (d’après mes connaissances en lait caillé), c’est super bon, on n’en mange pas souvent du tout et c’est bien dommage !). Les serveurs ont passé leur temps (et le marié aussi, d’ailleurs, il ne nous a pratiquement pas quitté de toute la soirée) à surveiller ce que l’on mangeait, à nous en reproposer. Les dadas qui nous accompagnaient leur donnaient des conseils, eux aussi ont été hypers attentifs tout le temps. Après, je crois qu’ils ont mis de la musique juste pour nous, on a dansé 10 minutes, nous 3, plus quelques filles (déchaînées d’ailleurs) et le marié. La mariée a fait une apparition, puis elle est retournée sur son estrade dans l’autre pièce. On est parti juste après (vers 22h, sachant que l’on était arrivé à 20h15 environ). Ca a été très sympa en tous cas, mais c’est vraiment gênant d’être le centre d’attraction de tous les regards au mariage de quelqu’un d’autre (c’est vrai que c’est difficile de détourner son regard de la beauté fatale que je suis, mais bon. En tous cas, vous êtes prévenus pour vos mariages ;) !!).

A part ça, j’ai acheté (enfin) 2 autres juridal (aussi appelés salwar), les tenues tuniques-pantalons-écharpes (sortir sans son écharpe est limite indécent, une fois je l’avais oubliée dans ma chambre, toutes les filles se sont moquées de moi), et 2 sarees : un pour tous les jours (mais je ne l’ai encore jamais mis) et un beau de mariage (je vous l’avais dit ..). Celui en coton est en fait très rigide, il est horriblement amidonné, mais les lavages à l’eau froide ne sont pas super efficaces. Mais il est trop joli. Ceux en synthétique sont tous souples, mais affreux : surchargés de paillettes et de broderies, ou pleins de vilains motifs. Je ne sais pas où les didis achètent les leurs, elles en ont des très jolis.

 

A ce propos, en Inde, une des questions qui revient toujours dès qu’on achète quelque chose (nous les étrangers), c’est «  tu l’as payé combien ? ». Sachant que l’on se fait toujours avoir parce qu’il faut marchander comme des malades pour le moindre truc, ce dont on n’a pas l’habitude (et personnellement ça me soule, je ne le fait pas systématiquement).  Si on dit le vrai prix, elles (les didis) se mettent à discuter entre elles en bengali, mais on comprend très bien qu’elles sont à la fois moqueuse et horrifiées, du coup, on diminue toujours un peu (ou beaucoup) pour faire rentrer ça dans les prix abordables. Mais c’est un peu pénible, c’est très différent de la mentalité occidentale. Retour à Howrah le 16 mars, on est touours un peu triste de redescendre parce que les centres sont plus sympas là-haut, plus familiaux, le payasage est très beau, et c’est beaucoup plus calme. Mais j’étais contente de retrouver les enfants et les didis de Baxarah.

 

Dimanche (5ème de Carême), il y a eu une sorte de « mission » à l’Eglise : au lieu de la Messe à 8h, il y a eu un prêche d’un Prêtre invité pour l’occasion je crois, puis les confessions pour tout le monde ( 5 Prêtres pour confesser, plus le Curé pour pousser les gens a y aller), et ensuite seulement la Messe. On est sorti à 10h45 environ. C’était très sympa, mais un peu long, d’autant plus qu’on ne le savait pas à l’avance et qu’on avait prévu d’aller à Calcutta. Ceux que l’on a quand même fait, d’ailleurs (on, c’est Léo, Estelle et moi). On a commencé par aller manger un peu dans un resto situé au 9ème étage d’un immeuble, un des plus haut de Kolkata je pense, il n’y a pas beaucoup de tours. C’était très sympa, on n’entendait pas le bruit de la rue (et on était tous seuls…), et la vue était vraiment agréable, on domine une bonne partie de la ville. Puis métro (il n’ouvre qu’à 2 heure l’après midi, le matin je ne sais pas) pour aller dans un quartier très différent du centre ville, avec moins de commerces, moins de trafic, quartier où sont fabriquées, entièrement à la main, les statues des déesses et dieux que l’on trouve partout dans les petits temples dans les rues. Génial, ambiance très sympa. Tous les ateliers sont ouverts sur les petites rues du quartier, on voit la fabrication de début à la fin. Je ne suis toujours pas très fan de ce genre de statues, mais je les tiens maintenant en considération (du moins ceux qui les font) : c’est un boulot monstre, à l’aide de moules, de pailles, de glaise et de peinture. Ils font tous les mêmes, mais je crois que c’est LE quartier où elles sont fabriquées avant d’être vendues dans les environs.

Avant de rentrer à Howrah, on est allé dans un petit resto où on ne trouve quasiment que des étrangers car il est dans tous les guides de voyage, le Blue Sky Café, pour boire un jus d’ananas, le meilleur qu’on n’est jamais bu (perso, je prend ça à chaque fois qu’on y va, c’est-à-dire à chaque fois que l’on va à Calcutta, histoire de manger autre chose que du riz). Les serveurs nous connaissent maintenant.  On y mange pour 3 fois rien , il y a un peu de cuisine occidentales, du genre des crêpes au chocolat, des sandwichs et hamburgers, rien de très recherché mais ça fait tellement plaisir !! Enfin, c’est un lieu pour les touristes, on y retrouve aussi pas mal de volontaires chez Mère Térésa, et les serveurs parlent quelques mots de français.

 

Au programme des prochains jours, le départ pour Bangalore (35h de train), pour la Semaine Sainte au séminaire où se trouvent quelques Prêtres des MEP. Ils organisent ça chaque année pour tous les volontaires MEP en Inde à ce moment. On sera une 15aine, ça va être sympas de se retrouver tous, et d’avoir des offices en français (parce que les sermons de 20 min en moyenne en bengali, ça fait long, à force…). Départ Dimanche 28 au soir, retour le 7 au matin.

Je vous raconterai ça la prochaine fois ! (si je suis toujours en vie, pas encore morte déshydratée ou desséchée au soleil !)


J'ai mis pas mal de nouvelles photos sur Picasa
Par Flo
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